Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
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Dossier - L'éco-conduite pour mieux gérer l'autonomie du véhicule électrique

Face aux enjeux énergétiques et aux risques sanitaires liés aux émissions de polluants, si on réapprenait à conduire ? C’est le pari de l’éco-conduite ! Pour un utilisateur de véhicule électrique, c’est presque un passage obligé pour qui veut bien gérer son autonomie. Il s’agit d’adapter son comportement pour rouler plus longtemps. Une adaptation qui passe notamment par des formations spécifiques dans laquelle se sont lancés certains organismes professionnels comme l’ECF.
Dossier - L'éco-conduite pour mieux gérer l'autonomie du véhicule électrique

Qu'est-ce que l'éco-conduite ? Celle-ci vise à modifier les habitudes des conducteurs pour leur permettre de réduire leurs émissions de CO2 mais aussi leur consommation d'énergie. Une ambition qui s'impose aujourd'hui comme un impératif face à ces enjeux économiques et écologiques.

Les progrès constants du véhicule électrique ne cessent de convaincre de nouveaux fidèles de se convertir à l'électrique. Reste qu'il est nécessaire de comprendre les principes de fonctionnement de ce véhicule à part et d'y adapter sa conduite. C'est pourquoi des organismes se sont spécialisés dans la formation à l'éco-conduite notamment à destination des entreprises ou des collectivités.


De nouvelles pratiques de conduite pour une autonomie prolongée


Ces formations pratiques visent à « confronter le conducteur avec ses habitudes de conduite afin de lui permettre d'optimiser son déplacement et ainsi faire des économies tout en respectant l'environnement », nous explique Clément Foucher, formateur chez ECF.

Voilà plusieurs années que l'association propose ce type de programme notamment à destination des entreprises. Ils forment les managers et leurs équipes à ces nouvelles pratiques de conduite.

Ces formations mêlent théorie et pratique pour une immersion en conditions réelles et une assimilation plus efficace des spécificités de son véhicule. D'une durée moyenne de 3h30, elles sont composées de trois phases, dont deux de conduite qui permettent de vérifier sur le terrain les apports de la phase théorique.

Clément Foucher rappelle que l'intérêt de ces formations pour les entreprises ne sera pas le même selon le type de véhicule conduit. Si l'objectif pour les véhicules thermiques est la recherche d'économie d'énergie et la réduction des émissions, pour le véhicule électrique il réside essentiellement dans la prolongation de l'autonomie du véhicule. « Chez certains utilisateurs de Renault ZOE, nous sommes parvenus à faire passer l'autonomie de leur véhicule de 130 à 175 km ! » constate-t-il.

Alors comment faire ? Le maître-mot des formations de l'ECF pour ce type de véhicule est « anticipation ». Elles encouragent par exemple à repenser l'usage de l'accélérateur que peuvent avoir certains conducteurs. L'utilisation répétée de celui-ci est un important facteur de déperdition d'énergie.

Clément Foucher recommande ainsi de « limiter le nombre d'accélérations et d'anticiper les freinages en privilégiant un frein moteur assez long pour récupérer un maximum d'énergie à la décélération ».




Des économies d'énergie de l'ordre de 25%


Pour l'ECF, l'efficacité de ces formations ne fait donc aucun doute. D'après leurs chiffres et selon les pratiques initiales de conduite de l'usager, l'économie d'énergie peut être de l'ordre de 18% pour les véhicules thermiques et peut même aller jusqu'à 25% pour les VE.

Pour le véhicule électrique, ces formations représentent un réel atout. Elles permettent une meilleure connaissance du véhicule et de son fonctionnement pour optimiser son utilisation. Elles apportent ainsi une réponse à la peur de la panne et peut encourager de nouveaux acteurs à se convertir à l'électrique.

Marie Castelli, Secrétaire Générale de l'Avere France, a pu tester la formation Driving Eco2 Z.E. au volant de la Renault ZOE. Elle est ainsi parvenue, pour une distance identique et en réduisant sensiblement la vitesse, à économiser 0.16 kWh sans pour autant rallonger sensiblement la durée du parcours (de 12min à 13min30). Ainsi, l'autonomie théorique du véhicule se voit quasiment prolongée de 30 km.

Elle constate ainsi que « ce type de formation permet une réelle maitrise de la technologie des véhicules électriques. C'est aussi très rassurant de savoir qu'on a les moyens de bien gérer son autonomie sur de longues distances rien qu'en adaptant sa conduite ! ».



Illustration : © ECF


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