Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
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Pourquoi choisir un véhicule électrique ?

Le véhicule électrique représente beaucoup plus que la simple substitution d’un véhicule polluant par un autre qui l’est beaucoup moins. Son arrivée est une opportunité de notre rapport à la mobilité, et est concomitante d’une nouvelle ère, celle de la mobilité connectée.
Pourquoi choisir un véhicule électrique ?

Economique


Avant que la filière industrielle ne soit mature, comme tout produit nouveau, le véhicule électrique est pour le moment en général plus cher qu'un modèle thermique analogue, en raison du coût de la batterie. Néanmoins, si l'on raisonne en coûts globaux, il pourrait bien être économique de rouler en électrique :

  • coût du carburant : 2 € pour 100 km (soit 5 à 7 fois moins cher qu'un véhicule thermique) ;
  • pratiquement aucun entretien grâce à peu d'éléments mobiles (moins de 10 contre quelques milliers pour les véhicules classiques) ;
  • le moteur s'use très peu et a donc une durée de vie plus longue ;
  • plusieurs villes proposent des tarifs de stationnements gratuits ou à taux préférentiel.


N'oublions pas que les coûts des batteries vont diminuer avec l'effet d'industrialisation de la filière alors que le prix du baril va vraisemblablement augmenter dans les mois et années à venir. Le véhicule électrique bénéficie également du soutien de l'Etat qui octroie jusqu'à 6 300 € d'aide financière à l'achat.


Pratique


Un véhicule électrique est plus simple d'utilisation qu'un véhicule à moteur thermique : pas d'embrayage, pas de boîte de vitesses, automatique et sans vibration. Les sensations fortes sont facilement accessibles grâce au couple immédiat et une vitesse de pointe rapidement atteinte. C'est avant tout pour son utilisateur le plaisir retrouvé de conduire.

Souvent critiqué sur son mode de ravitaillement, le véhicule électrique est en réalité simple à recharger. Plus besoin de détour vers la station service : un câble fiché dans la voiture permet de se brancher sur une prise au domicile, au bureau ou dans les parkings privés ou publics. Selon l'enquête menée par IPSOS en 2014, 90% des utilisateurs se rechargent chez eux (voir l'étude Ipsos). Les 15 millions de pavillons individuels accueilleront aisément les véhicules pour les recharger. Pour les habitats collectifs, l'évolution du droit à la prise devrait faciliter les demandes d'installations d'un point de charge mural et d'un système de compteur d'énergie individualisé.


Propre


Outre son caractère silencieux, un des atouts principaux des véhicules électriques est de ne pas dégager de gaz d'échappement, en partie responsable de la pollution dans les zones urbaines. L'analyse de cycle de vie de l'ADEME publiée en 2013 le démontre bien : elle estime la contribution climatique globale du véhicule électrique à 9 tonnes d'équivalent CO2 sur l'ensemble de sa durée de vie contre 22 tonnes d'équivalent CO2 pour un véhicule thermique. Ceci sans compter l'importante marge de progression dans la production, l'utilisation et le recyclage des batteries.

De plus, grâce à sa batterie, il représente une opportunité unique de stockage de l'électricité produite par les énergies renouvelables. Or quand on sait que le principal obstacle au développement de l'électricité verte est le stockage, on entrevoit les opportunités que peut représenter le développement des véhicules électriques…

Il faut également tenir compte des besoins de production d'électricité pour alimenter les batteries des véhicules. En moyenne, un Français parcourt 31 km par jour. Une voiture consomme environ 200 Wh/km. Si l'on prend les hypothèses gouvernementales qui estiment à 2 millions le nombre de véhicules électriques à horizon 2020, nous arrivons aux chiffres de consommation suivants : 31 km x 200 Wh/km x 365j x 2 millions = 4,5 TWh, soit moins d'1% de la consommation totale d'électricité française.

La consommation d'électricité liée aux VE est donc limitée et n'implique donc pas l'installation de centrales de production supplémentaires, d'autant que la majorité des recharges se fera la nuit, moment où la demande est relativement faible et où kWh est d'ailleurs moins cher.

Un des autres aspects à étudier est les potentialités de la filière en terme de recyclage et de réutilisation des batteries. Les batteries ont une importante capacité de stockage d'énergie comme celle produite par des panneaux solaires, estimée à 70% de la capacité initiale à la fin de leur exploitation. La filière du recyclage pourrait intervenir au bout seulement d'une dizaine d'années après la fabrication d'un véhicule. Des solutions existent actuellement, issues des filières de l'électronique, pour recycler la majeure partie des composants des batteries, la revente des métaux (notamment du nickel) permettant de couvrir une grande partie du coût.


Civique


Si la lutte contre la pollution est encadrée aux niveaux international et national, chaque individu a un rôle à jouer au quotidien. L'utilisation d'une voiture électrique permet aussi d'améliorer notre qualité de vie et notre santé grâce à l'absence d'émissions de particules et de CO2 en phase d'utilisation, et à la réduction considérable des nuisances sonores.

Les faibles décibels émis par les véhicules électriques en comparaison avec leurs homologues thermiques auxquels sont habitués les piétons, invitent les conducteurs à une vigilance et un civisme accrus.

Le véhicule électrique incite également compte tenu de son autonomie à prendre du recul sur sa façon de se déplacer. Il s'intègre parfaitement dans des dispositifs de partage de véhicules et invite à une réflexion préalable sur ses propres usages pour optimiser ses déplacements. Le véhicule électrique est l'occasion de changer de paradigme de mobilité et penser en termes de services.

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