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Maillage national en infrastructures de recharge : les choses se précisent !

Le groupe Bolloré est devenu officiellement ce vendredi 6 février le premier opérateur de bornes de recharge de dimension nationale. Son projet prévoit d'installer en deux temps 16 000 points de charge publics sur près de 4 000 communes de France. Les emplacements exacts des infrastructures seront décidés en concertation avec les collectivités territoriales qui sont de plus en plus nombreuses à répondre au dispositif de l'ADEME.
Maillage national en infrastructures de recharge : les choses se précisent !

Le projet du groupe Bolloré, qui prévoit d'installer en France 16 000 points de charge publics pour véhicules électriques et hybrides rechargeables d'ici 2019, a été reconnu de dimension nationale, selon une décision publiée au Journal officiel vendredi 6 février.

En vertu de la loi du 4 août 2014, ce "label" lui permet d'être exempté de redevance d'occupation du domaine public. Ce projet, baptisé « 16K » représente un investissement de 150 millions d'euros sur quatre ans.

Il vise à "déployer jusqu'à 16 000 points de charge (...) sur près de 4 000 communes", réparties dans 94 départements des 22 régions de France métropolitaine.

Les détails des implantations et de la configuration de chaque station "seront ajustés aux caractéristiques et aux besoins, notamment à l'occasion de la concertation avec les personnes publiques dépositaires du domaine public dont l'occupation sera sollicitée".

"Une proportion au moins égale à la moitié des points de charge se présente comme conforme par avance aux spécifications de la directive européenne relative au développement des infrastructures pour les carburants alternatifs, leur assurant une interopérabilité à l'échelon européen", précise le texte. La plupart des points de charge installés par le groupe breton, qui devraient fournir une puissance de 7 kW, se fera donc en type 2.

L'installation se fera en deux phases "d'égale ampleur", la première s'achevant le 31 décembre 2016 et la seconde, le 30 juin 2019. "La totalité des départements voire des communes concernées a vocation à être couverte dès la première phase", ajoutent les ministres.

Le service de recharge sera disponible avec et sans abonnement. Résolument connecté, il permettra aux abonnés de réserver son point de charge, d'avoir un accès à l'autopartage et à des hotspots wifi.


Une complémentarité attendue avec les projets des collectivités territoriales


"Les projets de dimension nationale s'inscrivent non pas en concurrence mais en complémentarité des initiatives publiques et privées déjà prises. Il s'agit d'une complémentarité géographique et/ou d'usage" rappelle ce matin Francis Vuibert, pilote du plan "Bornes électriques de recharge".

En effet, les seules initiatives privées ne suffiront pas à répondre à tous les besoins des usages en matière de recharge. A ce titre, l'engagement des territoires est essentiel.

Le décret d'application de la loi du 4 août 2014 précise d'ailleurs que, lorsque la demande est approuvée, le porteur du projet organise une concertation avec « les collectivités territoriales et les personnes publiques gestionnaires du domaine public concerné, l'autorité ou les autorités organisatrices du réseau de distribution d'électricité, lorsqu'elles assurent la maîtrise d'ouvrage des travaux de développement des réseaux publics de distribution d'électricité, ainsi que les gestionnaires de réseau de distribution d'électricité compétents au titre de leur zone de desserte exclusive ».

Celle-ci « concourt à la définition, par le porteur du projet, des lieux d'implantation des infrastructures de recharge en fonction notamment des infrastructures de recharge déjà implantées, des projets d'implantation d'infrastructures décidés ou envisagés et des contraintes liées aux capacités des réseaux de distribution d'électricité ».

Le groupe Bolloré va ainsi devoir, non seulement prendre en considération les projets des autres acteurs du déploiement de réseaux de recharge, au premier rang desquels les collectivités territoriales, mais aussi garantir d'interopérabilité de son service avec les autres initatives. C'est une condition essentielle à l'accès aux services par tous les usagers.

En effet, la plupart des territoires a d'ores et déjà déposé un projet dans le cadre du dispositif ADEME ou mène une réflexion approfondie. Cette initiative va donc venir compléter le réseau des collectivités locales, qui ont déployé ou prévoient aujourd'hui, non moins de 10 600 points de charges supplémentaires en France.

Source : ADEME


"Aujourd'hui, le réseau de recharge français, avec près de 9 100 points de charge accessibles au public, est déjà significatif. Grace à la complémentarité entre les investissements publics et les opérateurs privés comme Bolloré ou la CNR (lire actualité précédente), ce maillage va se renforcer et permettre de couvrir tous les besoins de recharge (principale en voirie, occasionnelle lors de stationnement ou en cours de trajet). Les derniers freins au développement de la mobilité électrique se lèvent, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter", précise Joseph Beretta, président de l'Avere-France.


Illustration : © BMW

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