Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
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Qui a dit que l’électrique n’était pas adapté aux taxis ?

Alors qu'en France de nombreuses voix tentent de démontrer, en réaction aux propos de Ségolène Royal, que les taxis ne peuvent pas se convertir à l'électrique, les choses avancent à l'étranger. A Amsterdam, les sociétés de taxis gèrent d'importantes flottes de véhicules électriques, composées en majorité de Nissan LEAF et e-NV200 Evalia, pour améliorer leur empreinte carbone.
Qui a dit que l’électrique n’était pas adapté aux taxis ?

Au moment où Ségolène Royal avait plaidé dans le Parisien pour une conversion totale à l'électrique d'ici cinq ans, certaines voix se sont élevées pour dire qu'il y avait une incompatibilité de principe entre le service de transport de passagers et la voiture électrique. En cause l'autonomie et la durée des temps de recharge.

" En théorie c'est très bien mais dans la réalité ce n'est pas possible, avait déclaré Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du Taxi (FNDT). Il y a un problème d'autonomie, un problème de disponibilité de produits sur le marché et aussi un problème de coût" des véhicules électriques".

Tesla Motors a déjà pénétré le marché avec un certain succès. Le coût élevé à l'achat est rapidement rentabilisé par la gratuité de la recharge et les faibles coûts d'entretien, expliquent les compagnies de taxis. Reste que même en dehors du segment premium, la voiture électrique convainc et répond aux objectifs de développement durable des collectivités et entreprises.


Retour d'expérience positif pour les taxis hollandais


A Amsterdam, les sociétés Taxi Electric, Connexxion, et TCA gèrent plus de 170 Nissan LEAF et e-NV200 pour le transport de clients d'hôtels ou d'usagers des aéroports, des entreprises, et des personnes à mobilité réduite. Les taxis électriques sont parties intégrantes des stratégies locales de réduction des émissions de CO2 en ville.

A la tête d'une flotte de 1 300 taxis, Richard van der Veen de TCA explique que l'arrivée de 50 Nissan e-NV200 depuis maintenant deux mois a permis aux chauffeurs de réaliser davantage de déplacements et de meilleurs bénéfices. "Le développement durable est un défi important pour TCA. Nous essayons de concevoir des modèles qui soient également rentables pour nos chauffeurs. La demande concernant les véhicules 100% électriques ne va cesser de s'accroître. Nous pensons que c'est l'avenir", conclut-il.

Connexxion, plus grande société de transport public d'Europe, vient quant à elle d'acquérir 100 e-NV200. Une décision motivée par une baisse de l'empreinte carbone. "Nous sommes témoins avec le gouvernement et les communautés locales que les villes souhaitent s'orienter vers davantage de durabilité, et qu'en adoptant cette approche nous gagnons de nouveaux contrats", explique Bart Schmeink, Président de Connexxion.

Dans les années à venir, Connexxion économisera 200 000 litres de gazole et réduira ses émissions de CO2 de 417 tonnes, des bénéfices substantiels pour la flotte, estime Mr Schmeink.


Et en France ?


La condition sine qua non est le développement d'un bon réseau de bornes de charge. Amsterdam vise ainsi les 4 000 points de charge d'ici 2018 et les Pays-Bas possèdent déjà la plus haute densité de bornes de recharge en Europe. En France, les avancées des maillages locaux et nationaux en points de charge accélérée et rapide devraient faciliter la conversion des taxis en attendant la mise en œuvre des mesures contraignantes.

En effet, le projet de loi sur la transition énergétique prévoit que les taxis et les véhicules de transport avec chauffeur intègrent dans leur parc 10% de véhicules propres d'ici 2020. Des incitations existent déjà. La ville de Paris double le montant du bonus écologique dans une limite de 20% du prix hors options, soit 6 300 € pour une voiture électrique et 4 000 € supplémentaires pour un hybride rechargeable.


Illustration : © Nissan

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