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Douze bus électriques à recharge ultra-rapide desserviront Genève

Développés par ABB et ses partenaires, les bus "TOSA" se rechargent aux arrêts en 15 secondes et ont été déjà testés au sein du réseau des Transports Publics Genevois. En 2017, 12 modèles seront mis en service sur une ligne qui mène à l‘aéroport de Genève. Quant à la France, une technologie similaire est en cours d'expérimentation à Nice et d'autres constructeurs se sont lancés sur ce terrain-là.
Douze bus électriques à recharge ultra-rapide desserviront Genève

TOSA, Transport avec Optimisation du Système d'Alimentation est un bus 100 % électrique, à grande capacité qui a la particularité de fonctionner sans ligne de contact. Il se recharge directement à certains arrêts en 15 secondes pendant la montée et la descente des passagers.

Développé par ABB avec Transports Publics Genevois, l'office de promotion des industries et des technologies ou encore Services industriels de Genève, le bus été testé pendant une année à Genève.

L'Office fédéral d'énergie a classé TOSA comme projet innovant à fort potentiel, ainsi 15 millions de francs seront alloués pour sa mise en service en 2017. 12 bus articulés TOSA circuleront alors de la ville à l'aéroport (ligne 23) sur environ 13 km.


Un bus pour combattre la pollution de l'air et… la pollution visuelle


Contrairement à la plupart des bus électriques en circulation, le TOSA se recharge principalement lors du parcours. Les batteries fixées sur le toit sont régénérées à une puissance de 400 kW lors des arrêts grâce à un bras rétractable. Elles récupèrent également l'énergie produite au freinage, ce qui diminue le besoin d'alimentation à chaque station. Au terminus, elles sont enfin complètement chargées en moins de cinq minutes.

Le système a l'avantage de pouvoir proposer une grande capacité d'accueil sans pour autant augmenter la quantité de batteries embarquée. Si l'on regarde la rentabilité économique de la solution, ABB promet que le coût total de possession (TCO) est inférieur à celui d'un projet trolleybus et de 10% à 15% plus élevé qu'un bus diesel aux coûts d'aujourd'hui.

Autre avantage : les infrastructures de voirie se limitent à celles nécessaires pour le ravitaillement en station. Oubliés donc les câbles du réseau de trolleybus qui dénaturent les paysages urbains.


De Nice en Bretagne, le bus à biberonnage a la cote


Cette initiative n'est pas isolée. Deux autres constructeurs français se sont avancés sur ce sujet.

Fin 2014, PVI (Power Vehicle Innovation) a démarré l'expérimentation d'un premier bus à biberonnage de 12 mètres à l'aéroport de Nice Côte-d'Azur. La technologie est similaire à celle développée par ABB. Elle intègre également des batteries additionnelles qui prennent au besoin le relais des supercapacités fixées sur le toit.

De son côté, Bolloré a avancé en inaugurant début 2015 son usine Bluetram en Bretagne. Malgré sa dénomination, le Bluetram est bien un bus électrique à biberonnage. Disponible en version 6 ou 12 mètres, il se présente comme un remplaçant pour les tramways. Pour l'instant aucune collectivité n'expérimente la solution de Bolloré. Le constructeur a toutefois prévu de livrer six bus de six mètres cette année.



Illustrations : © TOSA

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