Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
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Alphabet : "la LLD est l’alliée naturelle de l’intégration du véhicule électrique en entreprise"

Alphabet a récemment publié ses résultats sur la location longue durée de véhicules électriques pour l’année 2015. Avec des commandes en hausse de 60%, la filiale du groupe BMW pèse pour 40% des mises à la route réalisées via ce mode de financement. Nous avons posé 3 questions à Cédric Marquant, Directeur Marketing et Business Development, pour savoir ce qui motive les entreprises à basculer vers le véhicule électrique.
Alphabet :
Avere-France : Quel est l'intérêt pour une entreprise qui veut s'équiper d'un véhicule électrique de choisir la location longue durée ?

Cédric Marquant : Que ce soit pour un véhicule thermique ou un électrique, la location longue durée (LLD) permet aux entreprises de conserver leur capacité de financement, ce qui n'est pas le cas des autres modes d'acquisition. Le client peut alors utiliser cette trésorerie sur d'autres sujets plus stratégiques que sa flotte automobile.

La LLD a également le mérite d'affranchir les entreprises de la contrainte de la revente, souvent vécue comme un moment anxiogène alors qu'elle fait partie intégrante de notre métier. Et sur un changement de technologie comme la mobilité électrique, cette souplesse est d'autant plus appréciée ! Les constructeurs l'ont d'ailleurs bien compris en affichant clairement les loyers en LLD dans leurs communications.


Que dire à ceux qui pensent qu'aujourd'hui les entreprises n'intègrent des véhicules que pour des questions d'image ? Comment Alphabet les accompagne-t-il ?

Nous avons dépassé le stade où les entreprises acquièrent des véhicules électriques uniquement pour des raisons d'affichage. Les collaborateurs demandent aujourd'hui en interne à rouler en électrique, notamment parce que l'offre s'est diversifiée et que des solutions existent pour lever leurs éventuels freins à la mobilité électrique. Cette tendance ne se limite pas aux seuls grands comptes. Les petites entreprises s'y mettent aussi.

Pour accompagner nos clients dans leur démarche d'électrification, nous avons mis en place un programme dédié, AlphaElectric, en trois étapes clés. Nous équipons des véhicules tests de capteurs GPRS qui vont indiquer un certain nombre de données essentielles : le kilométrage moyen effectué, la distance la plus longue parcourue, le dénivelé et même les temps d'arrêt de plus de 30 minutes par jour. Cela nous permet alors d'identifier si l'utilisateur est capable de faire l'effort de recharger sa voiture. A l'issue de ce diagnostic, le client pourra estimer combien de véhicules peuvent être électrifiés et quels sont les modèles les plus adaptés.

Une deuxième phase consistera alors à lui indiquer où il doit implanter des bornes de recharge. Avec notre partenaire Schneider Electric, nous proposons trois niveaux d'offres qui tiennent compte de leurs contraintes. Enfin, Alphabet a créé des services propres à faciliter la transition vers l'électrique comme l'accès, grâce à la carte Kiwhi Pass d'Easytrip, à un vaste réseau de bornes publiques, la mise en partage de véhicules ou encore, en cas de besoins exceptionnels, le véhicule thermique à la demande.

Quels seraient les freins à lever pour faciliter l'introduction du véhicule électrique en entreprise ?

Il faut s'attaquer à la règle de l'avantage en nature utilisée par la majeure partie des entreprises à savoir le prix d'achat catalogue remisé, dont le mode de calcul dessert aujourd'hui le véhicule électrique par rapport à un équivalent thermique. La formule prend en effet comme base le prix d'achat catalogue remisé, alors même que les constructeurs ne font que peu de remises sur leurs offres électriques. Dans les faits, le collaborateur se retrouve à déclarer pour son véhicule de fonction électrique la même somme que pour un thermique de catégorie supérieure. De quoi décourager les plus motivés… Il faudrait en réalité imaginer une formule de calcul spécifique à ce type de véhicules.

Le manque de bornes de recharge publiques a aussi longtemps contribué à alimenter auprès des entreprises une peur de la panne. Les déploiements en cours sont de nature à les rassurer, même si les installations concrètes se font encore attendre.

La bonne nouvelle en tous les cas, c'est que lorsqu'un de nos clients a fait le choix de l'électrique, il ne fait pas machine arrière !


Illustrations : © Alphabet

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