Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
Espace Adhérent
Mon compte
Mot de passe oublié
Nouvel adhérent
Devenir adhérent
Bannière

L’électromobilité sociale au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse

Afin de développer l’électromobilité sur son territoire, la Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse a choisi la solution de stations d’écomobilité proposée par Mopeasy. La collectivité ne s’est pas seulement contentée de la plateforme de l’opérateur mais y a ajouté un volet social grâce à un nouveau modèle de covoiturage. Un bel exemple de mobilité liant générosité et déplacements.
L’électromobilité sociale au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse

Territoire rural en région parisienne, la Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse est peu desservie par les transports en commun. Pour pallier à ce manque, la collectivité va déployer une infrastructure de recharge pour voitures électriques accompagnée de services de mobilité grâce à des véhicules en autopartage. La solution "clé en main" proposée par le spécialiste Mopeasy a été choisie pour offrir un service complet tout en optimisant les coûts de la plateforme.


Un choix tourné vers les transports individuels et partagés


La Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse comprend 13 communes et s'étend sur une superficie égale à celle de Paris pour seulement 26 000 habitants. Sur ce territoire peu dense, les transports en commun ne peuvent répondre aux besoins des habitants. Le RER B est le seul transport structurant et quelques lignes de bus intercommunales permettent de rejoindre les territoires limitrophes. L'intercommunalité a donc souhaité mettre en place un système de transport à la demande individuel, propre et partagé. Alors que l'on compte entre 2 et 3 véhicules par foyer, le choix s'est naturellement tourné vers une solution d'autopartage !

Toutes les communes seront ainsi équipées de stations d'écomobilité. Les plus petits villages en disposeront d'une alors que les trois plus grandes villes (Chevreuse, Le Mesnil-Saint-Denis et Saint Rémy-lès-Chevreuse) en déploieront chacune trois. Chaque station sera dotée de deux points de charge et d'une place réservée à un véhicule électrique proposé en autopartage.

Le choix des emplacements a été effectué en collaboration avec les maires pour répondre au plus près aux besoins de la population. Ce projet, construits avec les communes concernées, est devenu un enjeu fédérateur de la Commune de Communes. La cause de l'écomobilité sociale et partagée a obtenu l'adhésion massive et enthousiaste des membres de la CCHVC et a su dépasser les traditionnels clivages politiques, au service de la population. Les personnes en charge du dossier ont voulu favoriser l'intermodalité en installant par exemple des bornes à proximité immédiate de la gare RER de Saint Rémy-lès-Chevreuse. Les autres stations se situeront près des zones d'habitation et des équipements et commerces.



Un territoire rural et moderne


Situées au cœur du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, les bornes doivent également s'intégrer au paysage. La recherche d'un compromis entre visibilité et discrétion dans le choix des emplacements, des couleurs et du design des bornes a été permis grâce à une collaboration étroite avec le PNR. L'exemple de la station du Château de Dampierre met en évidence la réussite de ce partenariat. Les bornes ne doivent pas être visibles depuis la cour du château mais sont situées à proximité, à un carrefour fréquenté. L'installation de stations à proximité de lieux touristiques renvoie une image de territoire novateur et proche de l'environnement. Par la suite, le territoire et le PNR pourraient envisager un nouveau volet d'écomobilité à destination des touristes, en offrant à la location des petits véhicules comme des Twizy et des vélos à assistance électrique.


Des freins levés grâce à des essais


Le véhicule électrique rencontre de nombreuses réserves en milieu rural. Membre de la commission Transports au sein de la Communauté de Communes et pilote du projet, Christian Muller a souhaité lever les réticences de manière pédagogique. Lui-même conducteur d'une voiture électrique, il a profité de l'organisation de réunions publiques pour organiser des essais et répondre aux questions concernant l'autonomie, la conduite... L'essai est définitivement l'un des meilleurs leviers de conversion à l'électrique.

Pour Monsieur Muller, "le véhicule en autopartage, associé au covoiturage, sera le meilleur moyen pour faire goûter et apprécier au plus grand nombre l'adéquation du véhicule électrique à leur usage“.


Un projet inédit de mobilité sociale


Pour des raisons d'efficacité, l'ensemble des services depuis la gestion des bornes de recharge jusqu'au covoiturage à la demande avec son bureau des voyages, en passant par la gestion des véhicules en autopartage, a été confié au même opérateur. Ceci permet de mutualiser au mieux les moyens et ainsi de réduire les coûts en optimisant l'usage. L'opérateur Mopeasy a été retenu pour une expérimentation de deux ans car il offre déjà une plateforme et une expertise en milieu péri-urbain pour la gestion de bornes, la réservation de places de stationnement de recharge ou une voiture en autopartage. Toutes ces fonctionnalités sont accessibles en ligne et sur smartphone.

Le projet affiche deux innovations majeures : des véhicules électriques en autopartage en milieu rural à l'échelle d'une communauté de communes et un nouveau service de covoiturage à la demande. La collectivité a sollicité Mopeasy pour intégrer ce service de covoiturage social et développer la plateforme de gestion associée, ainsi que l'interconnexion des services.

L'écomobilité peut en effet être créateur de lien social et les porteurs du projet en sont convaincus. Un bureau des voyages, opéré par Mopeasy, va ainsi être créé pour mettre en relation des voyageurs et des conducteurs bénévoles disponibles. Ces derniers conduiront les personnes sans permis ou ne pouvant plus conduire, pour leur faciliter le quotidien et leur permettre de vivre le plus normalement possible dans leur environnement rural où commerces et services sont dispersés voire inexistants. Le système intègre un aspect social à la mobilité, en plaçant l'utilisateur au cœur du service. Christian Muller insiste sur l'importance d'une "écomobilité sociale et partagée" qui apporte la mobilité à ceux qui ne l'ont pas aide à rompre la solitude des personnes isolées tout en redonnant un sentiment d'utilité aux bénévoles.

Les tarifs du véhicule en autopartage sont dégressifs et calculés à l'heure : 7 € pour la première, puis 6 € pour la seconde… Le service ne souhaite pas se substituer à un système de location de véhicule à la journée, et Mopeasy aura la possibilité de suivre les locations et prévenir les éventuels usages abusifs.


Un projet rendu possible grâce au soutien de la région Ile de France et de l'Ademe


Les travaux seront lancés dès mai 2016 pour une mise en place à la rentrée. Le programme d'un montant total de 400 000 € HT a été financé en partie par la région Ile-de-France et par l'Ademe, dans le cadre du Programme des Investissements d'Avenir.

Christian Muller a été surpris de l'enthousiasme partagé par les équipes de la région et de l'Ademe. Alors qu'il s'inquiétait de difficultés pour élaborer des dossiers de subventions, il a reçu une écoute attentive et a efficacement échangé avec eux et les demandes d'aides ont rapidement été réalisées et les accords obtenus. Un nouveau frein levé pour le développement de l'écomobilité !


Illustrations : © droits réservés

Permalien :