Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
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Le Maroc prépare la COP22 et avance sur l’électromobilité

A peine les Accords de Paris signés que se prépare déjà la prochaine Conférence Environnementale sur le Climat, qui se tiendra à Marrakech en novembre prochain. Le Maroc veut profiter de l’occasion pour développer l’électromobilité et les avantages que les smart grids peuvent offrir, lorsqu’ils sont couplés à des véhicules électriques.
Le Maroc prépare la COP22 et avance sur l’électromobilité

Lors de la COP21, les gouvernements du monde entier se sont accordés pour limiter le réchauffement climatique à + 2°C. Cet objectif ne pourrait être atteint sans de profondes modifications dans de nombreux domaines, comme par exemple les transports. Le Maroc va donc profiter de l'organisation de la prochaine Conférence Environnementale pour annoncer plusieurs actions en faveur de modes de déplacements plus propres et ainsi promouvoir l'électromobilité.


La mise en action des Accords de Paris


La Conférence internationale sur le climat COP22 se tiendra durant la première quinzaine de novembre à Marrakech. Les pays présents devraient s'accorder sur la mise en route des accords signés en décembre dernier à Paris, soit l'adoption des procédures opérationnelles pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. Ce sera également l'occasion de préparer un plan d'action post-2020 en faveur des pays les plus vulnérables face au dérèglement climatique.

Le Maroc, en tant que pays organisateur, s'est fixé une politique volontariste en termes de réduction d'émissions de CO2 et de transition énergétique. L'objectif national est d'atteindre 42 % de la production d'énergie grâce aux énergies renouvelables en 2020 et 52 % en 2030.

Alors que les transports sont les premiers consommateurs d'énergie avec plus de 40 % de la consommation nationale en énergie finale, le pays souhaite que les véhicules électriques représentent 10 % du parc automobile global d'ici 2030. Cela déboucherait sur une économie de 30 millions de tonnes de CO2 entre 2017 et 2030, pour un secteur qui produit plus de 23% des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Les pouvoirs publics soutiennent la filière du véhicule électrique au travers de l'Agence nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de l'Efficacité Énergétique (ADERERR). Cet organisme public est naturellement partenaire du consortium porté par Renault pour développer la mobilité électrique.



Un consortium d'industriels pour promouvoir l'électromobilité


Le groupe Renault, installé au Maroc depuis 2012, porte le groupement composé de Nissan Motors Egypt, Schneider Electric et M2M Groupe. Ce groupe de travail a pour objectif principal la mise en place d'un écosystème national en faveur de l'électromobilité. Ce projet ambitieux permettra de développer le véhicule électrique au Maroc et accompagner la transition énergétique du pays telle que souhaitée par le gouvernement.

Le consortium est ouvert à d'autres entreprises qui pourront signer des conventions de partenariat. Par exemple, l'entreprise Derichebourg Maroc va prendre en charge l'intégration et la maintenance des flottes de voitures électriques des villes et de grandes entreprises.

L'écosystème mettra en commun différentes technologies d'infrastructures intelligentes et de services numériques, appuyés par l'expertise des entreprises-membres. La mise en commun des compétences des différents acteurs va permettre d'offrir des services supplémentaires et à valeur ajoutée comme une solution de connectivité des bornes installée par Schneider, une connaissance en temps réel de la disponibilité des bornes… Le groupe espère obtenir du gouvernement des avantages financiers en faveur du véhicule électrique : incitations fiscales par réduction de la TVA, droits de douane réduits à 2,5 % et intégration des émissions de CO2 dans le calcul des chevaux fiscaux.



L'écosystème proposé devrait être opérationnel dès novembre, lors de la COP22.


Le souhait de développer les smartgrids VtG


Les membres du consortium veulent profiter de l'augmentation du nombre de véhicules électriques pour les intégrer au cœur de réseau intelligent. Pour rappel, ces systèmes permettent un approvisionnement continu en énergie, indépendamment des pics de consommation sur le réseau électrique. Les véhicules électriques pourront stocker l'énergie produite durant les heures creuses pour la réinjecter ensuite dans le réseau, selon le schéma classique du vehicle to grid.

L'utilisation des batteries des voitures électriques permet de répondre à la question du stockage des énergies renouvelables. Ainsi, le développement de ces dernières accompagne naturellement l'adoption massive de l'automobile électrique et inversement.


Des bus électriques "made in Morocco"


En marge de ces travaux, le Maroc va prochainement produire des bus électriques de dernière génération. Un accord a récemment été signé entre la Banque Centrale Populaire (BCP) du Maroc et l'industriel chinois Yangtse. Cette unité de production de haute technologie coûtera au pays 1,2 milliard de dirhams, soit environ 110 millions d'euros.

La BCP et la banque chinoise ICBC ont convenu de financer une trentaine de projets d'investissement chinois au Maroc et en Afrique subsaharienne, suite à la visite en Chine du roi Mohammed VI.

Marrakech devrait également profiter de la COP22 pour mettre en exploitation des bus touristiques électrique, fournis par le constructeur espagnol Alsa.


Illustrations : © droits réservés

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