Association nationale pour le développement de la mobilité électrique
Espace Adhérent
Mon compte
Mot de passe oublié
Nouvel adhérent
Devenir adhérent

Quels modèles d’autopartage choisir avec des véhicules électriques ?

Le véhicule électrique trouve une pertinence particulière sur les services de mobilité partagée. Qu’il s’agisse de voitures, scooters ou vélos à assistance électrique, le véhicule rechargeable partagé peut répondre aux besoins des déplacements pendulaires comme ponctuels.
Quels modèles d’autopartage choisir avec des véhicules électriques ?

Les collectivités locales, quelle que soit leur taille, peuvent mettre en place des services d'autopartage et de libre-service de véhicules électriques. Ceux-ci présentent en effet plusieurs intérêts :

  • donner accès à la mobilité personnelle décarbonée aux personnes ne disposant pas de véhicule particulier pour un coût moindre ;
  • inciter à l'abandon d'une voiture thermique polluante et peu utilisée ;
  • participer à la réduction des émissions de gaz d'échappement dus aux transports sur le territoire.

L'autopartage consiste à proposer à des particuliers ou des professionnels ayant souscrit à un abonnement de disposer de véhicules pour répondre à des besoins ponctuels. Cette solution de mobilité répond à un réel besoin des usagers, puisque selon l'ADEME, 70 % des trajets effectués en autopartage n'auraient pu être effectués autrement qu'en automobile.

Le libre-service propose à ses abonnés un parc de voitures accessibles immédiatement, sans réservation, pour réaliser un déplacement. Ici l'automobile peut être restituée au sein d'un réseau de stations. Le libre-service peut donc aussi bien être utilisé pour des besoins ponctuels que comme moyen de transport régulier, en remplacement de la possession de son propre véhicule.


Trois modèles d'autopartage


Plusieurs offres d'autopartage de véhicules électriques sont aujourd'hui disponibles sur le marché. L'utilisation de voitures rechargeables permet de répondre aux politiques d'écomobilité, comme les zones à circulation restreinte ou de limitation du stationnement. L'utilisation de véhicules électriques apporte d'autres avantages environnementaux, comme l'absence de bruit et de rejet de polluants à l'usage.


L'autopartage en trace directe


Un service d'autopartage en trace directe est possible en milieu urbain. Dans ce modèle, l'utilisateur peut prendre une voiture à une station et la rendre à une autre, sans contrainte liée à l'heure de retour. Cette solution nécessite de nombreux points de charge répartis sur l'ensemble du territoire, et plus de bornes que de véhicules afin d'assurer une bonne rotation du service. Par exemple, les services d'autopartage de BlueSolutions disposent de plus de 4 000 véhicules pour 5 000 bornes à Paris, Lyon et Bordeaux. Le nombre de points de charge étant supérieur à celui de véhicules en location, l'infrastructure peut être mise à disposition des propriétaires de véhicule électrique pour offrir un service de recharge en voirie.

Le véhicule électrique se prête particulièrement à ce modèle d'autopartage, le temps moyen de location étant de 40 minutes pour moins de dix kilomètres parcourus. La recharge régulière à chaque arrêt en station permet à la voiture de conserver une autonomie suffisante pour ne pas rebuter l'usager.

Cependant, ce schéma peut entraîner un report modal des usagers, par exemple des transports en commun vers l'utilisation d'une automobile individuelle alors qu'ils n'en possédaient pas auparavant. On estime ainsi que ce modèle supprime environ deux véhicules par voiture partagée.


L'autopartage en boucle


es services d'autopartage en boucle sont également adaptés au milieu urbain et peuvent aussi être implantés sur des territoires moins denses. Dans ce schéma, le conducteur doit absolument revenir au point de départ pour terminer la course, chaque véhicule disposant de son point de recharge attitré. Des points de recharge supplémentaires peuvent également être proposés pour offrir une infrastructure de recharge accessible au public. Cette solution est celle proposée par les opérateurs Mopeasy à Marne-la-Vallée ou encore Zipcar à Paris.



Ce modèle d'autopartage vient en complément d'autres modes de transport et est principalement utilisé pour des déplacements ponctuels d'environ 50 kilomètres, extra-urbains, de quelques heures à plusieurs jours. La mixité des motorisations permet alors de répondre aux différents besoins en fonction de la durée de la location. Avec ce modèle, chaque voiture en autopartage supprime environ neuf véhicules particuliers et huit places de stationnement.


L'autopartage en free floating


Enfin, un service d'autopartage en free floating peut être envisagé pour offrir des véhicules en libre-service intégral. Géolocalisées, les voitures peuvent être prises et redéposées sur n'importe quelle place de stationnement public. Ce schéma d'autopartage proposé par Communauto et Car2Go offre une grande flexibilité d'usage à l'utilisateur, qui n'a pas à se soucier de la disponibilité de la place de stationnement à la station d'arrivée.

Ce service peut être mis en place facilement et rapidement par la collectivité car il n'est pas nécessaire d'installer de nombreuses infrastructures de recharge. Cependant, en l'absence de ces dernières, l'opérateur doit organiser la recharge des véhicules en déployant des équipes sur le terrain pour conduire les autos jusqu'aux bornes. L'utilisateur peut également participer à cette opération via une incitation financière. Dans tous les cas, l'infrastructure de recharge du service ou de la collectivité doit être suffisante pour accueillir les véhicules électriques.


Le scooter électrique partagé


En complément des voitures en autopartage, les collectivités peuvent proposer des deux-roues électriques partagés. Ces initiatives sont le plus souvent le fait d'entreprises privées opérant le service en leur nom avec le soutien de la commune.

A Paris par exemple, Cityscoot propose à la location 1 000 scooters rechargeables directement dans les rues de la capitale, reprenant le schéma du free floating. L'usager peut ainsi géolocaliser depuis son smartphone ou son ordinateur le deux-roues afin de le réserver puis le déposer n'importe où dans la zone du service.

Le scooter électrique bénéficie d'un avantage certain face à son équivalent thermique puisqu'il n'émet aucun bruit à l'usage. Pour la recharge, plusieurs solutions se présentent à l'opérateur. Ce dernier peut faire le choix, grâce à une équipe déployée sur le terrain, soit de ramener les scooters vers les stations de recharge, soit d'échanger les batteries lorsque l'autonomie devient trop faible.



Des vélos à assistance électrique


A une plus petite échelle et pour d'autres usages, certaines collectivités ont décidé de mettre en place des services de partage de vélos à assistance électrique. Le port de plaisance de Gruissan, en Occitanie, a choisi d'offrir aux plaisanciers dix VAE pour leurs déplacements. Dans cette région ensoleillée, il a naturellement été décidé de produire l'électricité nécessaire à la recharge avec des panneaux solaires. L'autonomie électrique pouvant aller jusqu'à 50 kilomètres, ces deux-roues sont une alternative agréable et pertinente à l'automobile pour des déplacements inter et extra-urbains.


Découvrez plusieurs services de véhicules électriques partagés



Illustrations : © droits réservés

Permalien :