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Mobilité durable : quelles propositions des candidats à la Présidentielle 2017 ?

A un peu plus de 7 semaines du premier tour de l’élection présidentielle, l’AVERE France dresse un panorama des propositions des cinq principaux candidats dans le domaine de la mobilité durable. Si le diesel est régulièrement pointé du doigt dans les programmes, le développement des véhicules propres et de la mobilité électrique n’a pas pour autant été oublié.
Mobilité durable : quelles propositions des candidats à la Présidentielle 2017 ?

François Fillon – Inciter au développement des véhicules propres


« Les effets sur l'environnement doivent être davantage pris en compte dans la politique des transports » résume le programme de François Fillon qui souhaite privilégier « les moyens les moins polluants en termes d'émissions de carbone et de pollution de l'air ».

Le candidat républicain souhaite ainsi inciter au développement des véhicules, voitures ou bus à énergie propre tout en mettant l'accent sur le tout électrique. « Compte tenu du fait que nous sommes les champions de l'électricité décarbonnée et que nous disposons d'une industrie automobile puissante, il y a de nombreuses perspectives intéressantes autour des véhicules électriques » souligne t-il.

En pratique, François Fillon souhaite que l'Etat et les régions continuent à favoriser les véhicules électriques via la commande publique et à subventionner leur achat. Dans le domaine des infrastructures de charge, il souhaite accélérer leur installation, donnant pour exemple leur déploiement au sein même des stations essence.


Benoit Hamon – Sortie du diesel et TVA différenciée


Pour Benoit Hamon, la transition énergétique des transports passe par la sortie de la France du diesel à l'horizon de 2025 pour lutter contre la pollution de l'air. Pour y parvenir, le candidat socialiste évoque notamment la fin de l'avantage fiscal accordé au diesel, déjà amorcée par le gouvernement actuel, et l'installation de bornes de recharge sur l'ensemble du territoire. Souhaitant favoriser la voiture électrique, il évoque également le financement de travaux de recherche sur les batteries.

Autre élément mis en avant par le candidat socialiste : la mise en place d'une fiscalité verte par l'instauration d'une TVA différenciée destinée à rendre plus attractifs les produits à « faible empreinte carbone ». Un dispositif dont pourraient bénéficier les véhicules électriques et qui permettrait d'accroître leur compétitivité vis-à-vis des modèles thermiques.

Benoit Hamon annonce enfin le lancement d'une grande conférence nationale Ecologie-Prévention-Santé dans les six mois en cas de victoire à la présidentielle. Objectifs : faire de la France une nation pionnière dans le domaine et impulser un grand projet européen de progrès social et écologique.


Marine Le Pen - cap sur l'hydrogène


Dans le domaine des véhicules propres, les propositions de Marine Le Pen sont essentiellement tournées vers l'hydrogène qui, selon la candidate frontiste, pourrait devenir le « carburant » des voitures électriques de demain et un vecteur énergétique capable de stocker les surplus de production d'électricité.

« Je souhaite le développement de la filière hydrogène que je défends depuis de très nombreuses années et dont je pense qu'il peut être demain une énergie totalement propre » a déclarée la candidate frontiste le 9 février dernier sur le plateau de France 2.

La candidate du Front National n'a cependant pas donné davantage de détails quant aux mesures susceptibles d'accompagner le développement de cette filière.


Emmanuel Macron – Retour de la « prime à la casse »


Dernier candidat à révéler son programme, ce jeudi 2 mars, Emmanuel Macron a détaillé plusieurs mesures en faveur de la mobilité durable.

La plus emblématique est sans doute le retour de la « prime à la casse », le candidat d'En Marche souhaitant instaurer une prime exceptionnelle de 1000 euros. Cette mesure irait bien plus loin que le superbonus actuel, limité aux véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 pour l'achat d'un véhicule électrique neuf, et permettrait à ceux dont les véhicules ont été fabriqués avant 2001 d'acheter des voitures plus écologiques, qu'elles soient neuves ou d'occasion.

Pointant également du doigt le diesel, Emmanuel Macron souhaite aligner sa fiscalité sur celle des véhicules essence à l'échelle du quinquennat. Il souhaite également tirer les enseignements du scandale Volkswagen en renforçant les normes anti-pollution européennes pour les véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles.

Dans le domaine du véhicule électrique, le candidat veut continuer à stimuler leur adoption en maintenant le bonus-malus à l'achat et en accélérant le déploiement des bornes de recharge.

Pour faire évoluer les comportements, le candidat souhaite faire évoluer le montant de la taxe carbone pour atteindre 100 €/tCO2 en 2030.


Jean-Luc Mélenchon – Des mesures fortes pour la sortie du diesel


Rappelant que le coût des niches fiscales favorables aux énergies fossiles coûte environ 30 milliards d'euros par an à la France, Jean-Luc Mélenchon souhaite également la sortie du diesel. Sur les seuls avantages actuellement accordés au diesel (récupération de TVA et TICPE essentiellement), le coût est estimé à 6 milliards d'euros par an souligne le candidat qui souhaite que des mesures fortes soient prises pour venir en aide aux propriétaires de véhicules diesel qui ont été encouragés à choisir cette énergie. Objectif : les faire renoncer à leurs véhicules s'ils le peuvent ou les inciter à en changer pour des véhicules moins polluants. Quant aux entreprises, le candidat suggère de supprimer définitivement l'allégement fiscal sur le diesel.

Dans le domaine du transport de marchandises, le candidat de la France insoumise souhaite développer un plan de ferroutage et promet d'introduire une contribution carbone sur le transport de marchandises.

Quant aux transports en commun, Jean-Luc Mélenchon souhaite développer leur usage pour « sortir du système actuel fondé sur la voiture individuelle ». Accessibles pour tous voire gratuits et intermodaux, ils devront aussi se diversifier avec les véhicules propres et de nouvelles formes de mobilité comme l'autopartage.

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