L’Avere-France publie son sixième rapport semestriel sur le prix de la recharge publique
L’Avere-France, en collaboration avec P3 Group et Chargeprice, publie son quatrième rapport semestriel sur le prix de la recharge publique. Ce document, couvrant la période de juillet à décembre 2025, analyse les évolutions tarifaires et apporte une vision claire et transparente sur les coûts de la recharge en France.

Introduction
Le baromètre semestriel de l’évolution des coûts de recharge présente de manière synthétique les prix mensuels moyens de la recharge publique, ainsi que les principaux facteurs ayant contribué à leurs variations sur la période étudiée pour les conducteurs particuliers.
Ces prix moyens sont segmentés selon plusieurs critères : la puissance de recharge utilisée, la présence ou non d’un abonnement de recharge, ainsi que le profil d’usage du conducteur. Les résultats reposent sur l’analyse de 130 eMSP, de 220 offres tarifaires (nationales, régionales et constructeurs automobiles) et de 255 CPO (multinationaux, nationaux et locaux) actifs sur le marché français. Ils s’appuient sur des données de tarification transparentes et traçables, couvrant l’ensemble de la période analysée.
À travers ce rapport semestriel, l’Avere-France, P3 Group et Chargeprice partagent une ambition commune : apporter davantage de transparence sur le coût de la recharge publique en intégrant l’ensemble des composantes tarifaires auxquelles les particuliers sont confrontés lors de leurs recharges.
Résumé
Ainsi, un conducteur typique (11 000 km/an) peut s’attendre à dépenser en moyenne entre 18,94 € et 29,71 € par mois pour recharger son véhicule sur les bornes ouvertes au public, selon qu’il dispose ou non d’un abonnement de recharge.
Pour un conducteur gros rouleur (30 000 km/an), ce budget mensuel s’établit entre 83,27 € et 95,88 €, soit près de 53 € supplémentaires par rapport à celui d’un conducteur typique.
Une comparaison directe entre le coût de la recharge d’un véhicule électrique à batterie (VEB) et celui du ravitaillement en carburant d’un véhicule thermique (VT) montre que la recharge des véhicules électriques demeure généralement plus avantageuse sur le plan économique. Les solutions les moins coûteuses restent la recharge à domicile, la recharge sur des points de recharge publics gratuits et la recharge sur le lieu de travail. Ainsi, le budget mensuel de mobilité d’un conducteur typique effectuant 80 % de ses recharges à domicile et 20 % sur le réseau public est, en moyenne, trois fois inférieur à celui d’un conducteur de véhicule thermique.
Une session de recharge peut être facturée soit en fonction de l’énergie délivrée (kWh), soit en fonction du temps de connexion (minute). La facturation combinant simultanément ces deux critères n’a plus été observée au cours du second semestre 2025. À ces modalités tarifaires peuvent s’ajouter d’autres composantes, telles que des frais de session ou des frais de stationnement appliqués après la recharge.
Au cours des six derniers mois, les tarifs fondés sur l’énergie ainsi que les frais de stationnement post-recharge ont globalement augmenté. Cette évolution a contribué à une hausse du coût final de la recharge publique, en particulier pour les conducteurs ne bénéficiant pas d’un abonnement. Cette tendance est observée sur l’ensemble des catégories de puissance de recharge.
De manière générale, les prix moyens de la recharge publique sont toutefois restés relativement stables, avec une légère tendance à la hausse, plus marquée sur la recharge ultra-rapide. En effet, le coût d’une session ne dépend pas uniquement du prix de l’énergie délivrée. Il intègre également les éventuels frais annexes (frais de session, abonnement, stationnement post-recharge, etc.), ainsi que les coûts supportés par les fournisseurs de services de mobilité (eMSP) pour intégrer de nouvelles fonctionnalités et étendre l’itinérance des services auprès des réseaux de recharge compatibles.
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